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Classe de 3e B (DP6) du collège Jean-Fayard de Katiramona

Frédéric Ohlen est intervenu dans une classe de 3e Découverte Professionnelle au collège Jean- Fayard à Katiramona pour animer un atelier d’écriture sur une durée de 4 séances de 2 heures chacune (le jeudi 28 avril de 9 h 30 à 11 h 30 ; les jeudis 12, 19 et 26 mai aux mêmes horaires).
Il a procédé de la manière suivante : le premier atelier, partagé en deux temps distincts, a tout d’abord consisté en un échange verbal avec les élèves autour de la vocation d’écrivain, de poète. F. Ohlen a essayé de communiquer son expérience de l’écriture et a répondu à toutes les questions des élèves.
Puis un deuxième temps a été consacré à l’écriture d’un poème sur le thème de l’amitié.
Lors des trois ateliers suivants, les thèmes abordés sont restés en lien avec le projet artistique proposé à ces élèves cette année : la nature, la violence, le rêve.

Les élèves de cette classe ont des difficultés à « tenir » dans un cadre, à respecter des règles, et montrent beaucoup de résistances à l’écrit, notamment en cours de français. Lors des ateliers, ils se sont prêtés au jeu. Ils ont produit avec les moyens qui sont les leurs (j’ai pu constater le manque de vocabulaire pour évoquer le monde qui les entoure ou leurs ressentis).
Ils ont expérimenté la poésie, manipulé les mots, les sons, les rythmes pour leur donner du sens et traduire des émotions.
Ils ont apprécié de se sentir capables de réaliser des productions qui leur paraissaient jusqu’à présent inaccessibles.

Ils ont accepté la présence humaniste de F. Ohlen, et surtout son humour. La semaine suivant son départ, ils m’ont confié qu’ils s’ennuyaient beaucoup dans de nombreux cours et que les enseignants manquaient de présence, « pas comme M. Ohlen qui sait nous intéresser ».

Quant à moi, enseignante en arts plastiques et porteuse du projet pour cette classe mêlant l’art et le social, j’ai été impressionnée par la maîtrise de M. Ohlen pour récupérer et conserver l’attention des jeunes. J’ai vu des élèves relever la tête quand il a prononcé des mots dans les langues qui leur étaient familières, j’ai intercepté des regards s’allumant, des yeux cherchant des termes adaptés pour participer à l’élaboration des textes.
Les graines sont semées, il ne reste plus qu’à les faire grandir…

Emma Rabier

Mise à jour : 21 juin 2016